La dernière fois que j'ai écris un 100e message, c'était pour fermer mon blogue. J'y ai bien pensé cette fois ci encore. J'aime bien les séparations en chiffre rond. Je veux fermer la boutique pour de multiple raison.
Mais je n'ai pas encore pris la décision.
A la place, il faut se déguiser en vampire par les lèvres mauves.
Je vais avoir l'air d'une grappe de raisins.
On va vouloir me croquer et me boire.
A boire, a boire, du vin messieurs!
Non, ceci n'est même pas un drunk post.
Que des élucubrations.
Chéri, si tu t'amuses encore a me lire.
Tu vois, rien de ceci n'est sérieux. Ou du moins, le quart seulement. Mais lequel?
Alors, je ferme, ou pas?
Je change d'adresse? Je renais?
Allez vous me suivre? Déja, a force de ne plus écrire, j'ai l'impression que plus personne ne lit.
Je sais. Entièrement de ma faute. Donnez moi le fouet que je me flagelle joyeusement.
Allons gambader au milieu des épines de roses.
Pieds nus dans le verre vert de bouteille de Sprite.
Suis je la seule a trouver que le coke en bouteille de vitre est meilleur que le coke en bouteille de plastique?
Que la coke en sac de plastique?
Que la neige froide qui recouvre mon corps. Et le tien.
Ne vous méprenez pas. Je suis de caractère très joyeux ce soir.
Et ceci n'est pas un weed post non plus.
Je laisse mes mains glisser le long du clavier, automate automatique, parce que les murs de la censure ont encerclé ma langue et m'ont fait chaviré du bord de la folie.
Si je n'écris plus, je meurs. Le comprenez-vous? Monsieur? Le comprenez-vous?
Je m'enferme dans ma tête ou le délire n'est jamais bien loin. Atteinte d'une fièvre mystérieuse, je récite des chapelets de mots difformes n'ayant que pour plaisir leurs textures en bouche, leurs rondeurs et leurs robes. Déferland comme Ferland, comme Fernand, ma voix se porte le porte-voix de mon esprit torturé qui cherche a s'échapper alors que je ne veux que le museler. Oui, car mes mots sont traitres alors je ne soufflerai plus un traitre mot. Ou si peu. Ou si peu.
Ou si peu peut-être, enfin me direz vous, quand apprendra-t-elle a se contenir, cette petite fille sans tête, cette poule sans visage, cette sourde les deux mains plaquées sur les yeux pour n'être que la veuve de ce monde qui ne l'habite plus puisqu'elle ne peut le dépeindre en toute liberté.
Liberté d'expression. Liberté de trahison dans les mots que je choisis, et qui pourtant ne veulent tant peu, si peu, rien dire.
Car les mots sans la forme ne peuvent pas s'exprimer, mais les mots sans le fond ne font qu'exister. Ils sont la. Pour faire jolis. Voila tout.
Voila tout.
edit: Voila, je ferme bel et bien ce blogue. It's a rebirth for me. Je laisserai des traces dans la blogosphère assez évidentes, je passerai par certains intermédiaires.
Vous me retrouverez. Et je vous accueillerai avec plaisir! :D On se dit a la prochaine!
Vous pourrez me trouver a cette adresse: www.eclosiononirique.wordpress.com
Il y a 4 heures
